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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 21:02

= Grand portrait  : "Jean-Marc Bustamante. Artiste responsable"

 

Voilà dix ans il représentait la France à la Biennale de Venise et son « Pavillon des Amazones » ponctué de tirages sur plexiglas, de sculptures et d’objets n’avait pas manqué de faire parler de lui. [...] Nommé à l’automne dernier à la direction artistique du nouveau « Festival international des arts de Toulouse » présidé par Marie-Thérèse Perrin, fondatrice du Printemps de Septembre, ex-Printemps de Cahors, Jean-Marc Bustamante se retrouve derechef sur la sellette, versant curatorial.

  

"Festival international d'art de Toulouse. Artist Comes First", Toulouse, jusqu'au 23 juin.

  

= Visite d'atelier : "Geneviève Asse. Sa maison bleue"

 

[...] À quatre-vingt-dix ans, celle qui a travaillé avec des poètes et des écrivains comme Samuel Beckett, André du Bouchet, André Frénaud, Pierre Lecuire, Silvia Baron-Supervielle ou Francis Ponge nous accueille dans sa maison-atelier de l’Ile-aux-Moines. Revient alors aussitôt en mémoire le célèbre distique de Baudelaire : « Là, tout n’est qu’ordre et beauté / Luxe, calme et volupté. » [...]

 

Musée national d'art moderne-Centre Pompidou, du 26 juin au 9 septembre.

 

= Actualités en régions :

 

     - "Voir le monde Autrement", Les Sables d'Olonne (85),

        Musée de l'Abbaye Sainte-Croix,jusqu'au 30 juin.

 

     - "Gloria Friedmann, en état d'alerte", Saint-Paul (06),

        Fondation Maeght, jusqu'au 16 juin.

 

     - "Un Daniel Firman, ça surprend énormément", Lyon (69),

        Musée d'art contemporain, jusqu'au 21 juillet.

 

= Dossier Spécial Suisse :

 

     - "Art Basel, "la" référence".

 

     - "Samuel Keller", une dynamique d'ouverture".

 

     - "Léonard Gianadda, un grand fondateur".

 

     - "Maurizio Cattelan, plus profond qu'il n'y paraît",

       Basel, Fondation Beyeler, jusqu'au 6 octobre.

 

     - "Lumineux Dan Flavin", Saint-Gall, Kunstmuseum,

        jusqu'au 18 août.

 

  

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 21:40

avec :

 

Valérie Belin, H5, Fabrice Hyber,

Jean-Pierre Raynaud, Samuel Rousseau,

Franck Scurti, Jeanne Susplugas, Jaques Villeglé.

 

Marque-Contre-Marque.jpg

 

 

 

 

 

Comme il en a été des héros de la bande dessinée, passés pour figurer comme les nouveaux modèles d’une mythologie contemporaine, les artistes sont nombreux qui s’accaparent des enseignes et des marques commerciales soit pour en exploiter la force plastique, soit pour les ériger en sémaphores du monde aujourd’hui. Simple récupération esthétique ? Critique plus ou moins déguisée d’un système ? Volonté appuyée de changer la vie ? « C’est le regardeur qui fait l’œuvre », dit Marcel Duchamp. A chacun d’investir à son tour les productions de l’art, que l’on soit privé ou public, spectateur ou entrepreneur, pour le plaisir de l’œil ou un quelconque retour en bénéfice.

Les artistes réunis ici l’ont été pour leur façon de jouer et de composer avec les symboles et les critères des marques et des enseignes qui constituent le décor de notre quotidien. Sur le mode ludique, de manière détournée ou en toute impertinence, c’est selon. Dans tous les cas, dans le but de déjouer nos habitudes perceptives tout en faisant œuvre de salubrité sémantique.

 

 

 

 

 

 

 

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 21:11

L'Oeil, avril 2013, # 656

 

= Portraits  : " Gérard Deschamps. Beau comme une bouée "

                        " Patrick de Carolis. De la télé au musée "

 

= Dossier : "Le Grand paris des Ateliers d'artistes" :  " L'atelier de Claude Closky "

                                                                                                   " L'atelier de Clément Bagot "

                                                                                                   " L'atelier d'Orlan "

 

= Dossier : " Le Printemps de l'art cinétique ", Grand Palais & Palais de Tokyo 

                     " Le mouvement toujours d'actualité "

                     " Archéologie de l'Op'Art "

 

= Actualité : " Giacometti "oeuvre ouverte" ", Musée de Grenoble

     

                        

 

L'Oeil, mai 2013, # 657

 

= Portrait  : " Christian Lhopital. Le dessin entre trouble et ravissement "

                     

= Dossier : " Keith Haring ", Musée d'art moderne de la Ville de Paris

                                                      " Keith Haring et la France "

                                                      " Keth Haring, séance privée ", photos Baptiste Lignel

                                                                                           

= Actualités : " Schneider, celui qui fait signe" ", Musée des Beaux-arts d'Orléans

                         " Jean-Charles Blais. le retour, enfin ! ", Galerie catherine Issert, Saint-Paul (06)  

         

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 06:58

Premières publications...

 

- à Vernon (27), au musée Alphonse-Georges Poulain,

  dans le cadre de l'exposition "Vernon et les bords de Seine au temps des impressionnistes",

  jusqu'au 22 septembre,

  rédaction d'un texte dans le catalogue sur le thème "La seine, l'Epte et le Ru"

 

Vernon-3-copie-1.jpg Vernon-2.jpg

                                                                                               Theodore Earl Butler, La Collégiale de Vernon

 

Butler-Theodore-Earl----INV.1967-3.JPG

Theodore Earl Butler, Peupliers au bord de Seine, 1904

 

 

 - à Rouen (76) au Musée des Beaux-arts,  

   dans le cadre de l'exposition "Eblouissants reflets - 100 chefs-d'oeuvre impressionnistes",

   jusqu'au 30 septembre,

   rédaction d'un texte dans le catalogue sur le thème "Claude Monet, l'expérience hollandaise"

 

Renoir.jpg Rouen.jpg

 Renoir, La Yole, 1875, Londres, National Gallery

 

016.JPG

Claude Monet, Moulin à Zaandam, 1871, Copenhague, Ny Carlsberg Glyptotek

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 13:24

Art-Press---Daniel-Aulagnier---04.2013.jpg

 

 

L’art contemporain des cinquante dernières années a accordé aux questions de l'identité et de l'altérité un corpus de propositions particulièrement dense. D’un engagement individuel du corps poussé parfois jusqu’à des situations à haut risque à celui davantage sociabilisé d’une esthétique dite relationnelle, il a été grandement fait usage du qualificatif de corporel. Dans sa fonction adjective, le mot est commun. Associé au nom d’accident, il appartient au registre banalisé des faits divers. Dans les années 1960, accolé à celui d’art ou d’expression, il a gagné l’ampleur sémantique de postures fondatrices. Théorisé par le critique d’art François Pluchart, défendu par la galerie Stadler, « l’art corporel » a connu toutes sortes de formulations, tant performatives que plastiques, qui ont transformé en profondeur la nature et la fonction de l’œuvre. Auteur de « tragi-technies » et autres « hard » systèmes - qu’ici même, Norbert Hilaire avait eu l’occasion d’analyser (Art Press, n° 230, décembre 1997) -, Daniel Aulagnier développe depuis les années 1970 toute une réflexion sur les rapports du corps et de la machine au sein de laquelle le dessin occupe une place primordiale...

 

 

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 23:16

Honte à moi, très en retard pour venir vous informer de mes publications...

Désolé mais débordé par mon déménagement en août et par marquer mon nouveau territoire....

Donc, juste sous forme d'information pour celles et ceux qui voudraient savoir quel a été mon appétit...

 

 

- Encyclopaedia Universalis, "Le dessin contemporain", 2012, www.universalis.fr

 

- Revue (art absolument), n° 49, septembre-octobre 2012 :

     . Entretien avec "Luc Delahaye, la présence de l'image".

 

- Revue Semaine, hors série, n° 2, janvier 2013 :

     . " Barthélémy Toguo. Dérive(s), Chapelle Sainte-Anne, Arles.

 

- Revue Semaine, n° 324, 11 janvier 2013

     . "Et la Chine s'est éveillée... Xiao Fan, Wang Keping, Zhou Jun, Wang Guanggyi,

       Yan Pei Ming, Yang Yongliang, Qiu Zhijie", Chapelle de la Visitation, Thonon-les-Bains.

 

- Revue L'oeil, # 653, janvier 2013 :

     . "Pierre Buraglio. Le masque et le trait" - grand portrait

     . "Dewar & Gicquel. l'imaginaire et le faire" - portrait

     . "Katinka Bock. La sculpture come don" - portrait

     . "L'art en guerre. Collaboration, isolement et résistances" &  "L'art en guerre, l'expostion" - Paris, dossier

     . "Emmanuel Régent. Une troublante ambiguïté" - Nice, actualité

     . "Kirili-Hartung. Dialogue sur le fil" - Antibes, actualité

     . "Peindre après la guerre" - Bordeaux, actualité.

 

 

- Revue L'oeil, # 654, février 2013 :

     . "Huang Yong Ping. Veilleur du monde" - grand portrait

     . "Marc Meneau. L'esprit de Vézelay" - portrait

     . "Myriam Mechita. Désir de foudre" - portrait

     . "Marc Chagall. Un amour de France", " Chagall, un musée pour un message"

       & "Questions à.... Bruno Gaudichon" - Nice, Paris, dossier.

 

- Revue L'oeil, # 655, mars 2013 :

     . "Christine Cayol. Passion Chine" - portrait

     . "Bernard Massini. Humaniste manifeste" - portrait

     . "Les peintres et la mer", "Eugène Boudin, le visionnaire", "Félix Ziem, effets de lumière" 

        & "Mathurin Méheut, mer et art de vivre" / "La mer. Versant contemporain"

        & "Hodler, le chantre des lacs" - dossier

 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 19:03

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Ragno-Annelise---expo-Premier-Reagrd---01.2013---2.jpg

 

Annelise Ragno, éloge de l’attente

 

Il fut un temps où le travail vidéo d’Annelise Ragno s’inquiétait de la question du mouvement. Elle s’était alors saisi de différentes situations, volontiers sportives, dont elle captait la dynamique dans toutes sortes de cadrages et de séquences qui n’en livraient jamais pleinement l’activité mais en déclinaient la geste. Quelque chose y était à l’œuvre qui interrogeait le regard en le renvoyant à la problématique de l’énigme et du fragment dans des pièces en boucle expressément brèves. Ce faisant, il y allait de la volonté de quêter après une forme d’essentialité.

Ses récents travaux partagent une autre préoccupation, celle de rendre compte de l’idée de l’attente. Du moins sont-ils fondés sur un rapport au temps qui exclue toute mesure dynamique en mettant l’accent sur les notions de lenteur, d’incertitude, voire de vide ou de mise en abîme. Vidéo, photographie et dessin sont alors autant de procédures qui permettent à l’artiste de traduire chacune de celles-ci en fonction du motif abordé. Ici, la caméra de l’artiste s’attarde en plan fixe sur le goutte-à-goutte d’une stalactite pour mieux mesurer l’interminable durée qui participe à donner forme à tout un monde de géographies improbables. Là, les photographies qu’elle a faites de certaines concrétions invitent le regard à la découverte de paysages d’un temps et d’une nature insondables. Là encore, les gaufrages au nom inversé de Bataille qu’elle a réalisés sur la pierre tombale même de l’écrivain renvoient le regardeur à l’exercice d’un déchiffrement et d’une lecture mémorable. Là enfin, l’homme qu’elle filme sur fond d’un horizon résolument plat et qui paraît dessiner dans l’espace on ne sait quels mystérieux signes plus ou moins chiffrés ne nous dévoile rien d’emblée du sens qu’il faut leur prêter.

Les images d’Annelise Ragno ici rassemblées font toutes en somme l’éloge de l’attente. Si elles ne se livrent pas à première vue, c’est que rien n’est jamais donné à voir dans l’immédiat du regard. Ce n’est pas qu’elles refusent de se dire mais elles exigent de celui qui les découvre qu’il prenne son temps. Qu’il leur donne son temps. La démarche d’Annelise Ragno contribue ainsi à nous rappeler que toute œuvre procède d’un temps réfléchi et qu’elle s’informe dans l’étendue de ce temps-là. En amont, au regard de la lente maturation de l’idée que l’artiste a en tête et des possibles conditions de sa réalisation ; en aval, dans la force prospective et durable de la mémoire à faire trace. Dans cet entre-deux, l’attente de l’œuvre est l’occasion pour le regard de se laisser aller à la découverte de tout un monde d’indices qui fondent l’art de Ragno et qui nous parlent de la vie, de la mort et de l’autre, voire nous renvoient à nous-mêmes. 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 17:52

Vernissage ce soir samedi 12 janvier,

exposition jusqu'au 16 février...

Un artiste, une oeuvre à découvrir...

 

10-Chamalot-2012-50-X-60-cm.JPG

 

Jérémie Delhome, des possibilités de la forme

Renonçant à toute description et à tout dialogue, se contentant d’imaginer le verbiage d’êtres situés aux limites du néant, Samuel Beckett publie en 1953 un long monologue bien nommé L’Innommable qui acte le fait d’une écriture dont l’économie de moyens le dispute à toutes les gloses et à tous les bavardages. A l’instar de James Joyce, il use des mécanismes de dissolution de la conscience et de ses langages dans un temps pour ainsi dire atomisé entraînant toute son œuvre, personnages et histoires confondus, au processus impitoyable de la réduction.

Quelque chose de semblable est à l’œuvre dans le travail de Jérémie Delhome, en peinture comme en dessin. A sa source, l’artiste dit simplement faire des gammes – comme n’importe quel compositeur en quête de structures et de signes - de sorte que s’imposent certaines formes qu’il prend en compte pour constituer son répertoire. Celles qu’il retient et qui vont devenir l’objet même de la peinture ou du dessin, le motif auquel donner corps, sont alors le prétexte à l’exécution d’un protocole précis que distingue seulement le médium employé. Jérémie Delhome constitue comme une sorte de pochoir à la forme retenue à travers lequel, suivant une succession d’applications, il incarne celle-ci dans la matière.  

La série de dessins qu’il présente chez Marie Cini relève d’un travail réalisé à partir de papier carbone dont il se sert comme d’un pigment en empruntant une feuille de papier par plans successifs à l’intérieur d’un calque découpé au motif de la forme. Il en résulte toutes sortes d’empreintes et de superpositions d’empreintes qui lui permettent de jouer en densité et en valeur, conférant à la forme ainsi dessinée une épaisseur, un volume qui l’apparentent à un objet en navigation dans l’espace. Il y va d’une mesure singulière où le dessin tutoie la sculpture et joue d’autant plus de l’illusion d’un relief que Delhome compose avec les effets de lumière du pigment accusant ainsi ceux du rapport de la forme et du fond.

Le principe de réduction qui guide la démarche de l’artiste tient au soin qu’il a de décliner un vocabulaire de formes rudimentaires, figurées mais non identifiables, qui en appellent aux fondamentaux des possibilités de la forme, qu’elle soit peinte ou dessinée. Comme il en est chez Beckett ou chez Joyce, l’idée de réduction n’est chargée chez Delhome d’aucune connotation péjorative parce qu'il s'agit de ramener la forme à l’état le plus simple. Réduire, en fait, c'est rapprocher. Il y va d'une opération de synthèse qui privilégie l'élément par rapport au tout et dont la finalité permet d'aller de l'un à l'autre avec encore plus de liberté. Le fait de réduction assure à la forme son unicité et à l’œuvre sa part mystérieuse. Dans cette qualité supérieure où, comme l’affirme Michel Onfray, « toute peinture digne de ce nom recèle une énigme. » Peinture, dessin ou œuvre d’art, cela s’entend.

                                                                                                      Philippe Piguet

 

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 19:42

   ...dans le catalogue de son exposition :

 

   "Philippe Cognée", Musée de Grenoble, jusqu'au 3 février 2013 ; 

                                        Musée des beaux-arts de Dole, 9 mars-9 juin 2013.

 

 

Cognee---1.jpg   Cognee---2-copie-1.jpg

 

 

"Si les premières œuvres de Philippe Cognée réfèrent à une iconographie imaginaire de figures plus ou moins primitives, qu’a déterminée une jeunesse passée au Bénin, il a trouvé la marque d’un style dans toute une production d’images qui en appellent à la photographie. La façon qu’il a eue au cours des vingt dernières années de capter le réel pour en composer toutes sortes d’images relève d’une vision contemporaine qui prend en compte l’appréhension d’un espace-temps que les nouvelles technologies ont profondément transformée. Le rapport de l’homme au monde qui l’entoure sous-tend aujourd’hui des éléments de perception, d’échelle et de mesure qui en induisent une approche nouvelle. L’attention de Philippe Cognée à son environnement et son intérêt pour l’image qu’il peut en capter via la photographie ont profondément infléchi sa relation au réel et enrichi son œuvre d’une réflexion sur la question du modèle..."

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 07:31

 A ne manquer sous aucun prétexte !

 

 

Carton-invitation---Anouck-Durand-Gasselin-2.jpgCarton-invitation---Anouck-Durand-Gasselin-1.jpg

 

En Allemagne, on les appelle les « Wunderkammer », littéralement les « chambres des merveilles » ; chez nous, on parle de « cabinets de curiosités ». Ceux-ci imaginés à une époque où la langue latine était de référence, on disait alors « curios et mirabilia » et ceux qui se flattaient d’y rassembler toutes les merveilles de la nature étaient en quête des créations les plus imprévisibles. Les sporées que réalise  Anouck Durand-Gasselin appartiennent à cette espèce de curiosités et de merveilles qui trouveraient leur juste place dans les cabinets du temps jadis. Des relations entre art et science dont elles sont issues, à savoir une connaissance affinée du monde des champignons et l’invention plastique d’un protocole de travail destiné à recueillir leurs humeurs, l’artiste enrichit le grand livre d’un chapitre inédit et subtil. En laissant les chapeaux de ceux-ci s’épancher en surface de papier photographique ou de plaque de verre et en récupérant leur sporulation, Anouck Durand-Gasselin met en œuvre les mécanismes fondamentaux d’une singulière révélation.    Le fait photographique y trouve là une formulation au plus près de sa nature ontologique : l’image advenue résulte d’une alchimie du réel qui interroge le regard sur ce qui est donné à voir. Elle ne ressemble à rien, sinon à ce quelque chose de mystérieux qui procède d’une forme du vivant et qui paraît extrait des « coulisses de la vie », comme en parlent les surréalistes. D’autant que chacune des images d’Anouck Durand-Gasselin renvoie par ailleurs à l’idée d’un nucleus, qu’il soit en formation ou en éclatement, dans tous les cas dans un mouvement.

                                               Philippe Piguet

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