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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 14:48

Samuel-Rousseau----expo-Fondation-salomon--Alex-1--copie-1.jpgSamuel-Rousseau----expo-Fondation-salomon--Alex-2---ete-2.jpg

 

 

 

 

 

Comme d’autres maîtrisent le crayon ou le pinceau, Samuel Rousseau est passé maître dans l’art des logiciels et des programmes informatiques. La façon qu’il a de les mettre au service d’une production d’œuvres vidéographiques, lisibles sur écran ou projetées au mur, lui appartient en propre et les pièces qu’il réalise n’ont pas d’équivalent. Intelligent d’une histoire de l’art dont il revisite volontiers les genres, son art en appelle à celui de la nature morte, du paysage, de la scène urbaine et de la vanité.

En véritable alchimiste des algorithmes, Samuel Rousseau crée tant des petites saynètes animées que des arrêts sur image qui nous offrent à voir sa vision poétique, souvent drolatique, du monde. Une vision qui cultive le micro et le méga, l’élémentaire et l’hybride, l’anecdotique et l’uni-versel. La vie et la mort d’un arbre, des gens qui vont et viennent dans des bureaux, la terre qui inspire et qui expire, l’éternel tremblement de la flamme d’une bougie, etc., les œuvres de Samuel Rousseau happent notre regard d’autant plus puissamment qu’elles semblent relever d’un tour de magie inexplicable. Entre réalité et fiction.

 

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 17:14

Photo-Collection-Salomon---expo-Thonon-les-Bains--ete-201.jpg

 

IMAGES FABRIQUEES/PHOTOGRAPHIE PLASTICIENNE

Collection Claudine & Jean-Marc Salomon

 

Précédé par l’expression d’image fabriquée, davantage explicite par rapport à l’idée d’une manipulation, le concept de photographie plasticienne a été inventé au milieu des années quatre-vingt pour désigner toute une production d’images qui, si elle recourt au médium photographique, se distingue de l’usage ordinairement convenu qu’on en fait. La qualité de « plasticienne » renvoie en effet à l’idée d’une photographie dont l’image procède de diverses manipulations tant des matériaux et des modèles qui la constituent que du format ou de la mise en espace dans lesquels elle est établie. La fortune critique de cette expression est le corollaire d’une pratique qui n’est plus le seul apanage des photographes mais qui est le fait d’« artistes plasticiens » aussi divers que Gilbert & George, Dieter Appelt, Arnulf Rainer, Georges Rousse, John Coplans, Joachim Mogarra, etc.

Créateurs d’une fondation d’art contemporain à Alex, entre Annecy et Thônes, Claudine et Jean-Marc Salomon se sont constitués au fil du temps une collection d’œuvres qui comptent notamment une section photographique emblématique de cette qualité d’images. L’idée d’en présenter une sélection à la Maison des Arts de Thonon-les-Bains, dans la galerie de l’Etrave, procède d’une volonté duelle : donner à voir le choix d’un collectionneur au regard de ce genre de production en écho à son action au sein de la fondation qu’il a créée ;

inscrire la photographie plasticienne dans la dynamique d’une politique d’ouverture vers l’art contemporain telle que la ville en a fait le choix. Comme un aperçu porté sur la création artistique, versant photographie contemporaine.

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 17:09

Damien Cabanes - expo Château d'Olonne, été 2010

 

 

Damien Cabanes, être et comparaître

 

Peintre, sculpteur et dessinateur, Damien Cabanes est venu à la troisième dimension au début des années 1990 après avoir fait ses armes en peinture mais sans pour autant l’abandonner. Loin de là d’ailleurs, puisque, plus que toute programmation délibérée, ce sont les aléas du travail et des espaces dont il dispose pour le réaliser qui en règlent l’alternance, voire qui décident de leur simultanéité. Aussi bien, présenter ici, dans l’abbaye Saint Jean d’Orbestier, un ensemble de figures modelées en terre cuite non émaillée relève d’un choix que conditionnent tant la brutalité nue du lieu que le désir de mettre en valeur un type spécifique de création. Qu’il peigne, qu’il dessine ou qu’il sculpte, non seulement Damien Cabanes prend plaisir à mettre la main à la pâte mais il en éprouve une sorte de nécessité intérieure. Celle d’être dans un rapport d’immédiate proximité avec le matériau employé. Avec la terre, il a trouvé les arguments d’un engagement physique qui lui correspond et le modelage est pour lui le moyen le donner corps à des figures dans la quête d’une incarnation [...] 

 

 

 

                                       

                                            

 

 

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 16:59

 

Jacques-Villegle---expo-Thonon-les-Bains--ete-2-copie-1.jpg

 

Jacques Villeglé, des mots et des lettres

 

Intitulé « Art & Langage », le troisième cycle d’expositions de la Chapelle de la Visitation de Thonon-les-Bains vise à témoigner de l’importance accordée à l’idée de langage par les artistes contemporains. Dans la suite d’une tradition établie par les avant-gardes au début du XXe siècle et confortée par le développement d’un art proprement conceptuel dans les années 1960, ce cycle s’appliquera à mettre en valeur la démarche d’artistes jouant de l’écrit, du mot et du texte.

 

Première des quatre expositions illustrant ce thème, Jacques Villeglé, des mots et des lettres est l’occasion de présenter le travail de l’une des figures les plus importantes du groupe du Nouveau réalisme. S’il s’est fait connaître pour avoir créé le concept d’affiche lacérée anonyme et avoir constitué depuis plus de soixante ans une impressionnante collection d’affiches marouflées sur toile qui raconte les riches heures de la ville, Jacques Villeglé est aussi l’auteur d’une œuvre considérable qui en appelle à l’écriture et à un alphabet qu’il s’est inventé en s’appropriant pareillement toutes sortes de graffitis relevés sur les murs.

L’exposition de la Chapelle de la Visitation est l’occasion de rassembler tout un lot de travaux de l’artiste – affiches lacérées, immense peinture à la bombe sur toile, écritures sur ardoises et sur mur, dessins et estampes - qui témoignent de son inépuisable inventivité et de cette passion irrésistible qu’il a pour les mots et leur force de signe. A 84 ans révolus, Jacques Villeglé n'a pas dit son dernier mot. 

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 15:27

Blanche-Hoschede-Monet---expo.-Louviers-2010.jpg

 

Blanche Hoschedé-Monet, un destin impressionniste

 

Autour de Claude Monet, un nombre important d’artistes venus parfois des horizons les plus éloignés se sont retrouvés vivre à Giverny sous la même lumière, devant les mêmes spectacles.

Plus près de Claude Monet, au sein même de l’intimité familiale, Blanche Hoschedé-Monet a vécu une expérience unique. Elevée par lui, à la vie comme à la peinture, devenue successivement sa belle-fille - par le mariage de sa mère avec le peintre -, puis sa bru - par son propre mariage avec le fils aîné de Monet -, elle a reçu les leçons qu’il ne donnait pas mais que sa fréquentation quotidienne enseignait.

Jamais Monet ne lui a appris la peinture mais à vivre à ses côtés, elle est devenue peintre.  A sa façon. Un peintre dans la plus pure tradition impressionniste, privilégiant peintures de paysages et de natures mortes.

Dans le cadre du Festival de l’Impressionnisme, l’idée de consacrer une exposition personnelle à Blanche Hoschedé-Monet au musée de Louviers s’inscrirait dans la politique développée au fil du temps par cette institution sur les peintres normands. L’occasion de nos relations privilégiées avec Philippe Piguet, historien, enseignant et critique d’art, commissaire d’expositions indépendant, et de surcroît petit-neveu de l’artiste, est à l’origine de ce projet.

 

 

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