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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 15:23

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L’une est normande, l’autre parisienne, la troisième coréenne. Rien ne devait vraiment jamais les rassembler, sauf l’occasion d’une résidence d’artistes. C’est cela l’intérêt de ce genre de dispositif. Ainsi, pour cette deuxième session de la Villa du Plessix-Madeuc, Maude Maris, Alice Pichelin et Ji-Yeon Sung se sont-elles toutes trois retrouvées à vivre sous le même toit pendant trois mois. Si le principe de résidence n’est pas celui d’une communauté de travail et que le fait de réunir ces trois jeunes femmes artistes ne procède d’aucune intention esthétique particulière, force est de constater que celles-ci partagent certaines problématiques. Question d’époque et de génération.

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 00:25

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Après Thonon-les-Bains, l'exposition "OPALKA. Le vertige de l'infini"

trouve au Mans une nouvelle expression, quelque peu réduite,

mais toujours articulée autour d'oeuvres de l'artiste datées 

pour l'essentiel d'avant 1965. Une exposition unique en son genre. 

  

Brutalement disparu au début du mois d’août, Roman Opalka avait accepté l’invitation de la ville du Mans à conclure l’année de ses 80 ans en reprenant l’exposition « Le vertige de l’infini », organisée cet été à la Chapelle de la Visitation et à la Galerie de l’Etrave de Thonon-les-Bains. Avec tout un lot d’autres manifestations qui se sont tenues à Londres, en Corée du Sud, à Venise, à Vienne, à Milan et à Anvers, elle participait de la sorte à célébrer « l’année Opalka ». Le destin en ayant décidé autrement, Marie-Madeleine Opalka, son épouse, a tenu toutefois à maintenir le programme prévu. Dans ce pays de la Sarthe où il avait choisi de venir s’installer voilà cinq ans, l’exposition du Mans est une façon de lui rendre hommage.

 

Expression majeure d’une histoire de l’art contemporain, la démarche de Roman Opalka relève d’un projet d’œuvre qui égale un projet de vie. Depuis 1965, l’artiste avait fait le choix d’une posture radicale qui consistait à peindre l’ensemble des nombre entiers naturels suivant un protocole qu’il s’était inventé et duquel il n’avait jamais dérogé, sauf à infléchir l’une de ses modalités : toujours le même format de toile, la même qualité de peinture, le même type de pinceau ; toujours s’enregistrer énonçant en polonais – sa langue maternelle – le nombre qu’il est en train de peindre ; toujours se prendre en photo à la fin de chaque séance de travail. Enfin, si Opalka avait peint le premier tableau en blanc sur fond noir, puis quelques autres sur d’autres fonds colorés, à partir de 1972, il avait décidé d’ajouter d’une toile à l’autre 1% de blanc au fond gris de sa toile, le conduisant à travailler de plus en plus blanc sur blanc, dans l’éclat le plus sublime de la peinture.

 

Reprenant le dispositif mis en place à Thonon-les-Bains, l’exposition du Mans, répartie entre la Collégiale et deux salles du Musée de Tessé, rassemblera une peinture, une série d’autoportraits photographiques et une bande son, auxquels s’ajouteront une série d’estampes réalisées par l’artiste entre 1968 et 1970 et trois ensembles d’œuvres, tant dessinées que peintes, datées entre 1949 et 1964, pour la plupart jamais vues en France.

 

 

 

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 23:24

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L’art de Bagot procède de la construction de topos improbables qu’il élabore dans le double objectif de mettre en évidence le processus de création lui-même et d’inviter le regard de l’autre à toutes sortes d’expériences perceptuelles. Dans le cadre de son exposition à la Chapelle de la Visitation, l’artiste réalisera in situ une « pièce unique », frontale et monumentale, en forme de claustra à laquelle seront associées diverses sculptures s’apparentant à des maquettes ainsi que des dessins. Si les travaux en volume de Clément Bagot en appellent à toute une matérialité de tasseaux, de profilés, de règles et de néons, il les emploie dans le but de multiplier les jeux d’échelles et de points de vue, offrant ainsi au regard l’occasion inédite d’une « traversée d’espace ». Tout comme ses dessins qui procèdent d’une vision quasi cosmogonique nous entraînent à l’épreuve sidérale de mondes inventés. La démarche de Clément Bagot trouve sa justification dans l’analyse des rapports de l’œuvre au lieu et au spectateur dans une qualité phénoménologique de l’appréhension de l’espace telle que l’a énoncée l’art minimal. A cette différence près que son art se double d’une puissante dimension poétique.                                                                                   

                                                                                                                                        Philippe Piguet

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 22:43

Une oeuvre extraordinaire...

un lieu à (re-)découvrir...

une exposition incontournable...

à ne manquer sous aucun prétexte...

 

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Peintre et sculpteur, Paul Rebeyrolle (1926-2005) a constitué une œuvre figurative, fascinante, violente et engagée, d’une rare expression. La nature, l’homme et la société y sont les prétextes récurrents d’un art qui se caractérise par un matiérisme appuyé. Le choix d’œuvres présentées à la Fondation Salomon témoigne de la puissance au présent d’une démarche qui n’a jamais laissé aucun regard indifférent.

 

 

 

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 10:39

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Exceptionnelle par le caractère inédit des oeuvres présentées, l’exposition que la Ville de Thonon-les-Bains consacre à Roman Opalka est surtout l’occasion de rendre hommage à un artiste qui fête cette année ses 80 ans. Expression majeure d’une histoire de l’art contemporain, la démarche de cet artiste relève d’un projet d’œuvre qui égale un projet de vie. Depuis 1965, Opalka a fait le choix d’une posture radicale qui consiste à peindre l’ensemble des nombre entiers naturels suivant un protocole qu’il s’est inventé et duquel il n’a jamais dérogé, sauf à infléchir l’une de ses modalités : toujours le même format de toile, la même qualité de peinture, le même type de pinceau ; toujours s’enregistrer énonçant en polonais – sa langue maternelle – le nombre qu’il est en train de peindre ; toujours se prendre en photo à la fin de chaque séance de travail. Enfin, si Opalka a peint le premier tableau en blanc sur fond noir, puis quelques autres sur d’autres fonds, à partir de 1972, il décide d’ajouter d’une toile à l’autre 1% de blanc au fond gris de sa toile, le conduisant aujourd’hui à travailler blanc sur blanc dans l’éclat le plus sublime de la peinture.

A la Chapelle de la Visitation, au dispositif minimal qui rassemblera une peinture, une série d’Autoportraits photographiques et une bande son s’ajoutera une série d’estampes réalisées par l’artiste entre 1968 et 1970, très rarement vues en France. Celles-ci font écho à l’aventure du « programme » entamé en 1965 et en disent long d’une époque charnière où l’artiste s’apprête à s’y adonner de façon exclusive.

A la Galerie de l’Étrave seront présentés différents ensembles d’œuvres, tant dessinées que peintes, datées entre 1949 et 1964, pour la plupart jamais vues en France. Il en sera ainsi de quelques trente-huit dessins figuratifs de jeunesse, d’une série abstraite de grandes gouaches sur papier sur le thème Etude sur le mouvement (1958-1960) et d’une autre plus gestuelle, à la tempera, intitulée Fonemat (1964).

Ici et là, autant d’œuvres qui permettront d’appréhender la démarche de Roman Opalka à l’aune d’une histoire comme on ne la connaît pas généralement et qui en éclairciront la trajectoire. « Opalka, le vertige de l’infini », une exposition résolument inédite, rendue possible grâce à la complicité amicale de l’artiste.

                                                Philippe Piguet,

                                 commissaire chargé des expositions.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:35

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A mi-temps du pop art et du nouveau réalisme, la démarche de Ducorroy procède de l’appropriation d’un seul et unique matériau, la plaque minéralogique. Ses œuvres sont ainsi constituées de plaques qu’il fait emboutir de mots désignant le contenu du motif virtuellement représenté, bousculant de la sorte nos habitudes tant perceptives que cognitives. Ce sont des images à lire qu’il nous donne ainsi à voir, nous invitant à en imaginer en toute liberté le contenu iconique.

Proche d’artistes comme Raymond Hains, Jacques Villeglé ou Ben, Ducorroy décline ainsi une oeuvre d’une étonnante richesse d’invention qui joue de nombreuses références et la rattache à tout un lot d’avant-gardes du XXe siècle, de Dada à l’art conceptuel. A la Chapelle de la Visitation, l’artiste en brossera comme un florilège et y réalisera une installation inédite en forme d’un intérieur privé. Joël Ducorroy, un œuvre… plaqué art.

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 07:39

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Pour sa 5e édition, le salon rassemble près de 80 galeries européennes parmi lesquelles une dizaine sur la
nouvelle plateforme destinée à soutenir la jeune création DRAWING NOW I LA MEZZANINE.

 


Au coeur du Salon, Pierre Cornette de St Cyr nous dévoilera son « Musée imaginaire » du dessin
contemporain.


Pour la première fois, DRAWING NOW I NUMERIQUE explore toutes les dimensions du dessin contemporain
avec une programmation pointue de dessins numériques.

 
Pendant 4 jours, au coeur de Paris, collectionneurs, conservateurs et amateurs d’art

sont invités à (re)découvrir la scène artistique contemporaine

à travers les dessins contemporains d'artistes reconnus ou émergents.

 

 

Le Musée Imaginaire de Pierre Cornette de Saint Cyr :

une exposition organisée par Philippe Piguet,

directeur artistique de DRAWING NOW PARIS I Le Salon du dessin contemporain

 

Klein-Yves---Pluie-fine-de-printemps-COS-33---1960-copie-1.jpg           Basquiat-JM---Matisse--Matisse--Matisse---1983.jpg

   Yves Klein, Une petite pluie fine du matin, 1960                   Jean-Michel Basquiat, Matisse, Matissse, Matisse, 1983

 

 

Penone---Sulla-Punta-Delle-Dita--Sur-le-Bout-des-Doigts---1.jpg                      Toguo-Barthelemy---The-Red-Earthquake---2003---28-5-x-38-.jpg

  Giuseppe Penone, Sulla punta delle dita, 1992           Barthélmémy Toguo, The Red Earthquake, 2003

 

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 08:36

Frac HN - expo 1

 

Frac HN - expo 2

 

Une sélection d'une soixantaine d'oeuvres

parmi les quatre dernières années d'acquisition

du Frac Haute-Normandie

 

...A  l’inventaire des catégories esthétiques, si le beau occupe traditionnellement une place de premier choix, le grotesque, le monstrueux, le comique, le laid, le caricatural, le marginal, le dérisoire… n’en sont pas moins intéressants. L’art qui est toujours contemporain de son époque n’a rien d’univoque et le beau – entendu au sens lissé du terme - n’en détient pas l’exclusivité. En proclamant que « le beau est toujours bizarre », Baudelaire rejette le réalisme et le positivisme dont il est le contemporain et il élève l’imagination au rang de « reine des facultés ». Ce faisant, il sublime la sensibilité dont il fait le fer de lance de la modernité et cherche à atteindre la vérité essentielle, ce qui le rapproche de la philosophie platonicienne.

« Un artiste est une réaction, écrit Paul Valéry, il répond à l’habituel par l’insolite, perçoit ce qu’il y a d’étrange dans le banal, distille le pur de l’impur, par une opération mystérieuse qui exige tout ce qu’il faut d’usé, d’accoutumé, de convenu et de conforme pour qu’elle puisse s’accomplir. Nos démons jouent à déjouer le principe de la dégradation de sensations par l’habitude. » Que demander à l’art, en effet, sinon qu’il nous interpelle, qu’il nous remette en question ? Bref que, de son expérience, il ne nous laisse jamais indemne. Le philosophe Michel Onfray note, quant à lui, que « toute peinture digne de ce nom recèle une énigme. Même un paysage, sinon une nature morte, ou bien encore un portrait, n’arrêtent le regardeur que s’ils comportent un problème à résoudre. » La force de l’art – pour reprendre une formule institutionnelle – réside dans sa capacité à nous interroger. Est bizarre ce qui n’est pas conforme au réel tout en s’y référant. Ce qui n’est pas comme on l’attend, comme on en a connaissance ou comme on en a la culture.

 

Dans un monde banalisé, standardisé et stéréotypé comme le nôtre, rien d’étonnant que le bizarre occupe une telle place chez les artistes contemporains. Tout en le commentant, il leur permet de dire le monde autre qu’il est. De le projeter dans un ailleurs qui opère sinon comme un refuge, du moins qui l’envisage prospectivement. Eloge de l’étrange et de l’incongru. Le regard a toujours besoin d’images décalées et l’esprit d’aventures mentales inédites. Quelle que soit leur nature – peinture, sculpture, dessin, photo, vidéo ou installation -, les oeuvres des artistes qui sont ici rassemblées ont été choisies en fonction de leur qualité intrinsèque à surprendre le regardeur, que ce soit par leur contenu narratif ou par leur processus de création. Dans tous les cas, pour ce qu’elles mettent en question le réel et ses conventions, qu’elles tiennent tant au pouvoir de l’imagination de leurs créateurs qu’à la capacité du regardeur à y investir la sienne...

 

 

Liste des artistes :

 

 

 

Glen Baxter, Philippe Bazin, Anne Brégeaut, Philippe Cognée, François Daireaux, Gaël Davrinche, Jean-Jacques Dumont, Joan Fontcuberta, Gregory Forstner, Charles Fréger, Olivier Goulet, Hippolyte Hentgen, Jason Karaïndros, Marc Le Suavadé, Olivier Leroi, Natacha Lesueur, Iris Levasseur, Isabelle Lévénez, Rémy Marlot, Javier Perez, Françoise Pétrovitch, Paul Pouvreau, Jorge Queiroz, Annelise Ragno, Hugues Reip, Anne-Marie Schneider, Jana Sterbak, Ji-Yeon Sung, Jeanne Susplugas, Barthélémy Toguo, Patrick Tosani, Yves Trémorin.

 

 

 

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 15:52

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Pour sa première exposition personnelle dans une institution publique, Julien Beneyton est l’hôte en ce début d’année (15 janvier-27 mars 2011) de la Maison des Arts de Malakoff. Originaire de la région de Grenoble, né en 1977, vivant et travaillant à Paris, l’artiste est actuellement en résidence à la célèbre Rijksakademie d’Amsterdam. Organisée simultanément avec celle que lui consacre la Galerie Olivier Robert (8 janvier- ???), l’exposition de Malakoff est l’occasion pour Julien Beneyton de présenter notamment un ensemble de grands portraits peints sur papier de certains de ses collègues de l’académie ainsi qu’une importante installation au sujet d’un sans domicile fixe.

 

Attentif à son environnement le plus immédiat, l’artiste développe une œuvre qui se saisit du réel pour en proposer une transcription figurée qui l’excède en s’appliquant à en reprendre dans les moindres détails un point de vue caractéristique. Passionné de culture hip-hop, Julien Beneyton a une façon de brosser le quotidien de la ville sur le même tempo festif et revendicatif que les musiciens qui ont porté cette forme d’art au plus haut. « Á la régulière », comme le proclame le titre de l’exposition emprunté à Dany Dan, l’un des premiers dans le genre, dont le peintre a fait un grand portrait (coll. FNAC) également présenté dans l’exposition.

 

Figuratif, l’art de Beneyton est fondamentalement requis par l’humain et la socialité. Paradoxalement, si les scènes ou les portraits qu’il fixe sur la toile ou brosse sur le papier, si les sculptures qu’il confectionne s’apparentent à un arrêt sur image et offrent à voir des compositions comme saisies sur le vif, elles sont le fruit d’une lente et laborieuse élaboration. C’est dans cet écart que l’artiste prend ses distances avec le réel pour mieux l’incarner.

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 19:58

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Intitulé « Art & Langage », le troisième cycle d’expositions de la Chapelle de la Visitation de Thonon-les-Bains vise à témoigner de l’utilisation récurrente de l’écrit, du mot et du texte dans le champ de l’art contemporain. Partant de faire voir ce qu’il en est d’une production artistique qui procède de l’art conceptuel ou qui s’inscrit dans son prolongement. Troisième de ce cycle, l’exposition « Isabelle Lévénez – préparons-nous cet espace va hurler » est l’occasion de mettre en valeur le travail d’une artiste qui est apparu depuis une quinzaine d’années et qui s’est notamment défini à l’ordre d’une puissante et singulière relation entre texte et image.

Figure centrale de l’oeuvre d’Isabelle Lévénez, le corps y est l’objet de toutes sortes d’explorations et d’interrogations, qu’il soit celui de l’autre ou le sien propre, qu’il soit celui mémorable de l’enfance ou d’un âge plus mature. Dans tous les cas, il est - comme le dit l’artiste elle-même - un « espace à découvrir » et elle l’a mis en jeu au fil du temps dans les situations les plus diverses. A l’instar du médium qu’elle retient pour s’exprimer, qu’il s’agisse de dessin, de photo ou de vidéo,  l’écrit, le mot et le texte sont employés comme un matériau qui vient s’y amalgamer et qui fusionne avec son concept.

Griffures, biffures et caviardages sont autant de modalités qui participent à la production du sens tout comme le recours à des écritures manuscrites sur le mur ou façonnées en tubes de néon coloré.  Dans tous les cas, il y va d’une implication engagée du corps dans sa relation à soi, à l’autre et à l’espace dans le but de « libérer quelque chose d’une nécessité intérieure ». Comme il en est d’un cri.

 

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