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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 23:40

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Des phylactères du Moyen-âge aux propositions conceptuelles les plus radicales en passant par toutes les formes d’inscriptions graffitées, informatives ou narratives, les œuvres d’art qui intègrent l’écrit, le mot ou le texte, voire qui en font leur matériau et le vecteur de leur message, sont très nombreuses. Aperçu contemporain d’une forme de communication persistante et prospective à une époque où le culte de l’image règne pourtant en maître absolu.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 16:05

= (art absolument), janvier-février, n° 51,

   début d'une nouvelle chronique :

     . "Carnets de route de Philippe Piguet "- "Pékin"

        Le Palace Musuem & Clément Bagot à Yishu8

A Pékin, si les visiteurs se pressent en foule pour visiter la Cité interdite – ce en quoi ils ont bien raison car il n’est guère de site historique et architectural aussi fabuleux dans le monde -, ils ne sont pas aussi nombreux à prendre le temps d’aller découvrir la collection du Palace Museum. Celui-ci recèle pourtant un véritable trésor de calligraphies et de peintures chinoises unique en son genre. Elles sont si nombreuses que c’est au fil d’un programme d’une dizaine de séquences qu’elles y sont présentées en ce moment...

  

 

= (art absolument), mars-avril, n° 52 :

   

      . "Carnets de route de Philippe Piguet" - "Arles"

        Le musée de l'Arles antique / Barthélémy Toguo

  

Les troupes de César l’ont marquée d’une empreinte historique essentielle. Van Gogh lui a conféré ses lettres de noblesse picturale. Hubert Nyssen en a fait l’une des places fortes de l’édition française en y créant Actes Sud. La photographie y est à la fête chaque année pour des « Rencontres » à l’échelle internationale. La ville d’Arles, c’est un peu comme une boite de Pandore : elle regorge de trésors, toutes époques et disciplines confondues...



     . Entretien avec "Valérie Favre. La peinture en fragments"        

La peinture de Valérie Favre exige du regardeur une grande disponibilité. D’origine suisse-romande, elle a longtemps vécu à Paris puis s’est installée voilà une quinzaine d’années à Berlin où elle enseigne la peinture à la Kunst Akademie. Elle développe une réflexion sur la possibilité de la peinture à faire sens à l'aide d'images de peintures anciennes mais aussi du cinéma et de théâtre. Il y a plus de vingt ans déjà, l’artiste s’interrogeait sur le tableau de Géricault, Le Radeau de la Méduse. Valérie Favre travaille sur le mode de la série ; depuis deux ans, elle en décline une nouvelle intitulée Fragment dont on a pu voir à Paris à l’automne dernier certaines versions : de grands tableaux abstraits, à dominante noire, tachetés d’éclats lumineux, aux allures de visions cosmiques. Fascinant et déroutant à la fois pour le regard familier de son œuvre. Valérie Favre s’en explique...

 

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Valérie Favre, série "Fragments", 2012

     . Entretien avec "Valérie Favre. la peinture en fragments"

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 23:16

Honte à moi, très en retard pour venir vous informer de mes publications...

Désolé mais débordé par mon déménagement en août et par marquer mon nouveau territoire....

Donc, juste sous forme d'information pour celles et ceux qui voudraient savoir quel a été mon appétit...

 

 

- Encyclopaedia Universalis, "Le dessin contemporain", 2012, www.universalis.fr

 

- Revue (art absolument), n° 49, septembre-octobre 2012 :

     . Entretien avec "Luc Delahaye, la présence de l'image".

 

- Revue Semaine, hors série, n° 2, janvier 2013 :

     . " Barthélémy Toguo. Dérive(s), Chapelle Sainte-Anne, Arles.

 

- Revue Semaine, n° 324, 11 janvier 2013

     . "Et la Chine s'est éveillée... Xiao Fan, Wang Keping, Zhou Jun, Wang Guanggyi,

       Yan Pei Ming, Yang Yongliang, Qiu Zhijie", Chapelle de la Visitation, Thonon-les-Bains.

 

- Revue L'oeil, # 653, janvier 2013 :

     . "Pierre Buraglio. Le masque et le trait" - grand portrait

     . "Dewar & Gicquel. l'imaginaire et le faire" - portrait

     . "Katinka Bock. La sculpture come don" - portrait

     . "L'art en guerre. Collaboration, isolement et résistances" &  "L'art en guerre, l'expostion" - Paris, dossier

     . "Emmanuel Régent. Une troublante ambiguïté" - Nice, actualité

     . "Kirili-Hartung. Dialogue sur le fil" - Antibes, actualité

     . "Peindre après la guerre" - Bordeaux, actualité.

 

 

- Revue L'oeil, # 654, février 2013 :

     . "Huang Yong Ping. Veilleur du monde" - grand portrait

     . "Marc Meneau. L'esprit de Vézelay" - portrait

     . "Myriam Mechita. Désir de foudre" - portrait

     . "Marc Chagall. Un amour de France", " Chagall, un musée pour un message"

       & "Questions à.... Bruno Gaudichon" - Nice, Paris, dossier.

 

- Revue L'oeil, # 655, mars 2013 :

     . "Christine Cayol. Passion Chine" - portrait

     . "Bernard Massini. Humaniste manifeste" - portrait

     . "Les peintres et la mer", "Eugène Boudin, le visionnaire", "Félix Ziem, effets de lumière" 

        & "Mathurin Méheut, mer et art de vivre" / "La mer. Versant contemporain"

        & "Hodler, le chantre des lacs" - dossier

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 19:19

... à la Maison de l'Etudiant, intervention jeudi 14 février à 10h 45,

 sur le thème :  "Isabelle Lévénez, cris et écrits"Perpignan---Sentinelle-1.jpgPerpignan---Sentinelle-2.jpg6---Levenez-I.---dessin-rouge-2---2003---coll.-IL.JPG

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 15:46

... allez vite sur le lien ci-dessous :

 

http://www.france2.fr/jt/13h/

 

et sur la petite barre en bas de l'écran, faites glisser le curseur à 34' 20...

Vous le retrouverez ce feuilleton et, du coup, votre serviteur aussi !

 

Bonne télé...vision !!

 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 19:03

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Ragno-Annelise---expo-Premier-Reagrd---01.2013---2.jpg

 

Annelise Ragno, éloge de l’attente

 

Il fut un temps où le travail vidéo d’Annelise Ragno s’inquiétait de la question du mouvement. Elle s’était alors saisi de différentes situations, volontiers sportives, dont elle captait la dynamique dans toutes sortes de cadrages et de séquences qui n’en livraient jamais pleinement l’activité mais en déclinaient la geste. Quelque chose y était à l’œuvre qui interrogeait le regard en le renvoyant à la problématique de l’énigme et du fragment dans des pièces en boucle expressément brèves. Ce faisant, il y allait de la volonté de quêter après une forme d’essentialité.

Ses récents travaux partagent une autre préoccupation, celle de rendre compte de l’idée de l’attente. Du moins sont-ils fondés sur un rapport au temps qui exclue toute mesure dynamique en mettant l’accent sur les notions de lenteur, d’incertitude, voire de vide ou de mise en abîme. Vidéo, photographie et dessin sont alors autant de procédures qui permettent à l’artiste de traduire chacune de celles-ci en fonction du motif abordé. Ici, la caméra de l’artiste s’attarde en plan fixe sur le goutte-à-goutte d’une stalactite pour mieux mesurer l’interminable durée qui participe à donner forme à tout un monde de géographies improbables. Là, les photographies qu’elle a faites de certaines concrétions invitent le regard à la découverte de paysages d’un temps et d’une nature insondables. Là encore, les gaufrages au nom inversé de Bataille qu’elle a réalisés sur la pierre tombale même de l’écrivain renvoient le regardeur à l’exercice d’un déchiffrement et d’une lecture mémorable. Là enfin, l’homme qu’elle filme sur fond d’un horizon résolument plat et qui paraît dessiner dans l’espace on ne sait quels mystérieux signes plus ou moins chiffrés ne nous dévoile rien d’emblée du sens qu’il faut leur prêter.

Les images d’Annelise Ragno ici rassemblées font toutes en somme l’éloge de l’attente. Si elles ne se livrent pas à première vue, c’est que rien n’est jamais donné à voir dans l’immédiat du regard. Ce n’est pas qu’elles refusent de se dire mais elles exigent de celui qui les découvre qu’il prenne son temps. Qu’il leur donne son temps. La démarche d’Annelise Ragno contribue ainsi à nous rappeler que toute œuvre procède d’un temps réfléchi et qu’elle s’informe dans l’étendue de ce temps-là. En amont, au regard de la lente maturation de l’idée que l’artiste a en tête et des possibles conditions de sa réalisation ; en aval, dans la force prospective et durable de la mémoire à faire trace. Dans cet entre-deux, l’attente de l’œuvre est l’occasion pour le regard de se laisser aller à la découverte de tout un monde d’indices qui fondent l’art de Ragno et qui nous parlent de la vie, de la mort et de l’autre, voire nous renvoient à nous-mêmes. 

 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 16:46

"Et la chine s'est éveillée...

Xiao Fan, Wang Guangyi, Zhou Jun,

Wang Keping, Yan Pei Ming, Yang Yongliang, Qiu Zhijie"

 

Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera : publié en 1973, trois ans avant la mort de Mao Dzé Dong, le livre d’Alain Peyrefitte était prémonitoire. Nul ne pouvait cependant imaginer avec quelle rapidité la République Populaire de Chine allait s’ouvrir au monde. Encore moins de quelle manière cela devait s’opérer dans le champ des arts plastiques.

 

 

Intitulée " Et la Chine s’est éveillée… ", l’exposition présentée cet hiver à la Chapelle de la Visitation s’inscrit dans le cadre de l’une des thématiques que nous avons retenues, à savoir " Mélange des cultures / Nomadisme et mondialisme ". Actant la réalité de cet éveil, elle réunira les travaux de quelques artistes chinois, installés en France ou y ayant séjourné, en mettant en exergue ceux du peintre et sculpteur Xiao Fan. Une façon d’inviter les visiteurs à découvrir non seulement une scène artistique promue d’avenir mais les effets d’échanges culturels qu’a entraînés cet éveil de la Chine.

 

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Vue de l'expostion sur les oeuvres de Xiao Fan

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 09:53

présentée dans le cadre de Marseille-Provence 2013 Capitale européenne

de la culture, à l'invitation du FRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur

dans le contexte de l'itinéraire d'art contemporain imaginé

sur le thème de "Ulysses",

du 13 janvier au 14 mars 2013.

 

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Deux immenses chaises plantées au beau milieu de la nef de la chapelle Sainte-Anne, l’une chargée de ballots de tissus, l’autre de grands tampons en bois, toutes deux entourées d’une

foule d’autres de dimensions normales : Barthélémy Toguo occupe le territoire. Dans le chœur, une pyramide d’autres ballots ; dans les alcôves latérales, d’autres tampons simplement posés sur des tables. Tout à la fois multicolore, multiculturelle et multinationale, son œuvre procède d’une réflexion ouverte et altruiste sur le destin de l’homme et la marche du monde. Itinérance, déplacement, évocation, Toguo met en scène toutes sortes de dérives qui témoignent de sa volonté d’embrasser le monde. Une œuvre ouverte à tous les horizons et à tous les vents où souffle l’esprit d’une humanité en perpétuel mouvement.

Ph.P.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 17:52

Vernissage ce soir samedi 12 janvier,

exposition jusqu'au 16 février...

Un artiste, une oeuvre à découvrir...

 

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Jérémie Delhome, des possibilités de la forme

Renonçant à toute description et à tout dialogue, se contentant d’imaginer le verbiage d’êtres situés aux limites du néant, Samuel Beckett publie en 1953 un long monologue bien nommé L’Innommable qui acte le fait d’une écriture dont l’économie de moyens le dispute à toutes les gloses et à tous les bavardages. A l’instar de James Joyce, il use des mécanismes de dissolution de la conscience et de ses langages dans un temps pour ainsi dire atomisé entraînant toute son œuvre, personnages et histoires confondus, au processus impitoyable de la réduction.

Quelque chose de semblable est à l’œuvre dans le travail de Jérémie Delhome, en peinture comme en dessin. A sa source, l’artiste dit simplement faire des gammes – comme n’importe quel compositeur en quête de structures et de signes - de sorte que s’imposent certaines formes qu’il prend en compte pour constituer son répertoire. Celles qu’il retient et qui vont devenir l’objet même de la peinture ou du dessin, le motif auquel donner corps, sont alors le prétexte à l’exécution d’un protocole précis que distingue seulement le médium employé. Jérémie Delhome constitue comme une sorte de pochoir à la forme retenue à travers lequel, suivant une succession d’applications, il incarne celle-ci dans la matière.  

La série de dessins qu’il présente chez Marie Cini relève d’un travail réalisé à partir de papier carbone dont il se sert comme d’un pigment en empruntant une feuille de papier par plans successifs à l’intérieur d’un calque découpé au motif de la forme. Il en résulte toutes sortes d’empreintes et de superpositions d’empreintes qui lui permettent de jouer en densité et en valeur, conférant à la forme ainsi dessinée une épaisseur, un volume qui l’apparentent à un objet en navigation dans l’espace. Il y va d’une mesure singulière où le dessin tutoie la sculpture et joue d’autant plus de l’illusion d’un relief que Delhome compose avec les effets de lumière du pigment accusant ainsi ceux du rapport de la forme et du fond.

Le principe de réduction qui guide la démarche de l’artiste tient au soin qu’il a de décliner un vocabulaire de formes rudimentaires, figurées mais non identifiables, qui en appellent aux fondamentaux des possibilités de la forme, qu’elle soit peinte ou dessinée. Comme il en est chez Beckett ou chez Joyce, l’idée de réduction n’est chargée chez Delhome d’aucune connotation péjorative parce qu'il s'agit de ramener la forme à l’état le plus simple. Réduire, en fait, c'est rapprocher. Il y va d'une opération de synthèse qui privilégie l'élément par rapport au tout et dont la finalité permet d'aller de l'un à l'autre avec encore plus de liberté. Le fait de réduction assure à la forme son unicité et à l’œuvre sa part mystérieuse. Dans cette qualité supérieure où, comme l’affirme Michel Onfray, « toute peinture digne de ce nom recèle une énigme. » Peinture, dessin ou œuvre d’art, cela s’entend.

                                                                                                      Philippe Piguet

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 09:50

Alors qu'il est présent au Musée de Grenoble jusqu'au 3 février avec une exposition rétrospective qui occupe quelques dix-sept salles, Philippe Cognée est à la Galerie Daniel Templon, jusqu'au 21 février, avec une nouvelle série de "Portraits de maisons" à laquelle est associée une autre de portraits de différentes personnalités parmi lesquelles... voyez ci-dessous...

 

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A vous de juger qui me connaissez...!

 

 

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