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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 18:28

 

 

119.JPG

Li Xin, encre sur papier

 

Li Xin, flux et reflux de la peinture

« Le sujet, c’est toi-même, ce sont tes impressions, tes émotions devant la nature. C’est en toi qu’il faut regarder et non autour de toi. » Ainsi s’exprime Eugène Delacroix dans son Journal. Face aux œuvres de Li Xin, ces paroles résonnent d’un timbre particulier. Elles nous invitent à prendre la mesure d’une démesure, celle d’un espace qui s’étend à l’infini et que l’artiste aspire à embrasser. La couleur monochrome, les îlots de matière, les coulées et les brèches, le flux et le reflux, tout concourt à déterminer son art à l’aune d’une expérience mentale, sensible et mémorable dont le Fleuve Jaune est le motif originel. Li Xin le porte en lui, comme Cézanne disait : « Le paysage se pense en moi et je suis sa conscience ». Tous les gestes du peintre qui font au fil du temps ses tableaux procèdent de ce seul et unique motif. S’il sait que donner à voir le paysage dans sa totalité et dans sa plénitude absolue tient d’un pari fou, il s’est inventé les moyens d’en faire un organisme naissant.

« L’eau, dit Li Xin, c’est mon matériau principal. » Elle est en effet celle par qui la peinture existe. Celle qui en informe l’image dans les événements, voire les accidents de son étendue. Pour ce faire, le peintre dit qu’il la fait boire à ses papiers, choisis avec soin pour leur qualité d’absorption. La peinture de Li Xin procède ainsi de la dualité d’une osmose : d’une part, des effluves de l’encre qu’il se fabrique lui-même à partir de pigments bruts et qui s’approprie lentement le champ iconique ; de l’autre, du ressenti de l’artiste dont le corps est le vecteur. Ce qu’il en résulte ne sont pas des monochromes au sens plat du mot  mais tout un monde de variations d’un même ton qui se décline entre infra mince et densité. L’écho mémorable du Fleuve Jaune y détermine comme une géologie de la peinture que les humeurs du temps font adhérer au concept de vitalisme, cher au Siècle des Lumières, et que celles de l’artiste rattachent au principe de nécessité intérieure défendu par Kandinsky. Adossé à ces référents, l’art de Li Xin instruit les termes d’une pensée picturale prospective qui se fonde sur la tradition tout en la ressourçant.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 22:23

...dans le contexte de la diffusion du film 

   "Claude Monet, l'instant et la lumière" de Dominik Rimbault.

  Tous au poste !!!

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:18

Pecha-Kucha---Palais-de-Tokyo---08.03.2013.jpg

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 23:40

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Des phylactères du Moyen-âge aux propositions conceptuelles les plus radicales en passant par toutes les formes d’inscriptions graffitées, informatives ou narratives, les œuvres d’art qui intègrent l’écrit, le mot ou le texte, voire qui en font leur matériau et le vecteur de leur message, sont très nombreuses. Aperçu contemporain d’une forme de communication persistante et prospective à une époque où le culte de l’image règne pourtant en maître absolu.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 16:05

= (art absolument), janvier-février, n° 51,

   début d'une nouvelle chronique :

     . "Carnets de route de Philippe Piguet "- "Pékin"

        Le Palace Musuem & Clément Bagot à Yishu8

A Pékin, si les visiteurs se pressent en foule pour visiter la Cité interdite – ce en quoi ils ont bien raison car il n’est guère de site historique et architectural aussi fabuleux dans le monde -, ils ne sont pas aussi nombreux à prendre le temps d’aller découvrir la collection du Palace Museum. Celui-ci recèle pourtant un véritable trésor de calligraphies et de peintures chinoises unique en son genre. Elles sont si nombreuses que c’est au fil d’un programme d’une dizaine de séquences qu’elles y sont présentées en ce moment...

  

 

= (art absolument), mars-avril, n° 52 :

   

      . "Carnets de route de Philippe Piguet" - "Arles"

        Le musée de l'Arles antique / Barthélémy Toguo

  

Les troupes de César l’ont marquée d’une empreinte historique essentielle. Van Gogh lui a conféré ses lettres de noblesse picturale. Hubert Nyssen en a fait l’une des places fortes de l’édition française en y créant Actes Sud. La photographie y est à la fête chaque année pour des « Rencontres » à l’échelle internationale. La ville d’Arles, c’est un peu comme une boite de Pandore : elle regorge de trésors, toutes époques et disciplines confondues...



     . Entretien avec "Valérie Favre. La peinture en fragments"        

La peinture de Valérie Favre exige du regardeur une grande disponibilité. D’origine suisse-romande, elle a longtemps vécu à Paris puis s’est installée voilà une quinzaine d’années à Berlin où elle enseigne la peinture à la Kunst Akademie. Elle développe une réflexion sur la possibilité de la peinture à faire sens à l'aide d'images de peintures anciennes mais aussi du cinéma et de théâtre. Il y a plus de vingt ans déjà, l’artiste s’interrogeait sur le tableau de Géricault, Le Radeau de la Méduse. Valérie Favre travaille sur le mode de la série ; depuis deux ans, elle en décline une nouvelle intitulée Fragment dont on a pu voir à Paris à l’automne dernier certaines versions : de grands tableaux abstraits, à dominante noire, tachetés d’éclats lumineux, aux allures de visions cosmiques. Fascinant et déroutant à la fois pour le regard familier de son œuvre. Valérie Favre s’en explique...

 

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Valérie Favre, série "Fragments", 2012

     . Entretien avec "Valérie Favre. la peinture en fragments"

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 23:16

Honte à moi, très en retard pour venir vous informer de mes publications...

Désolé mais débordé par mon déménagement en août et par marquer mon nouveau territoire....

Donc, juste sous forme d'information pour celles et ceux qui voudraient savoir quel a été mon appétit...

 

 

- Encyclopaedia Universalis, "Le dessin contemporain", 2012, www.universalis.fr

 

- Revue (art absolument), n° 49, septembre-octobre 2012 :

     . Entretien avec "Luc Delahaye, la présence de l'image".

 

- Revue Semaine, hors série, n° 2, janvier 2013 :

     . " Barthélémy Toguo. Dérive(s), Chapelle Sainte-Anne, Arles.

 

- Revue Semaine, n° 324, 11 janvier 2013

     . "Et la Chine s'est éveillée... Xiao Fan, Wang Keping, Zhou Jun, Wang Guanggyi,

       Yan Pei Ming, Yang Yongliang, Qiu Zhijie", Chapelle de la Visitation, Thonon-les-Bains.

 

- Revue L'oeil, # 653, janvier 2013 :

     . "Pierre Buraglio. Le masque et le trait" - grand portrait

     . "Dewar & Gicquel. l'imaginaire et le faire" - portrait

     . "Katinka Bock. La sculpture come don" - portrait

     . "L'art en guerre. Collaboration, isolement et résistances" &  "L'art en guerre, l'expostion" - Paris, dossier

     . "Emmanuel Régent. Une troublante ambiguïté" - Nice, actualité

     . "Kirili-Hartung. Dialogue sur le fil" - Antibes, actualité

     . "Peindre après la guerre" - Bordeaux, actualité.

 

 

- Revue L'oeil, # 654, février 2013 :

     . "Huang Yong Ping. Veilleur du monde" - grand portrait

     . "Marc Meneau. L'esprit de Vézelay" - portrait

     . "Myriam Mechita. Désir de foudre" - portrait

     . "Marc Chagall. Un amour de France", " Chagall, un musée pour un message"

       & "Questions à.... Bruno Gaudichon" - Nice, Paris, dossier.

 

- Revue L'oeil, # 655, mars 2013 :

     . "Christine Cayol. Passion Chine" - portrait

     . "Bernard Massini. Humaniste manifeste" - portrait

     . "Les peintres et la mer", "Eugène Boudin, le visionnaire", "Félix Ziem, effets de lumière" 

        & "Mathurin Méheut, mer et art de vivre" / "La mer. Versant contemporain"

        & "Hodler, le chantre des lacs" - dossier

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 19:19

... à la Maison de l'Etudiant, intervention jeudi 14 février à 10h 45,

 sur le thème :  "Isabelle Lévénez, cris et écrits"Perpignan---Sentinelle-1.jpgPerpignan---Sentinelle-2.jpg6---Levenez-I.---dessin-rouge-2---2003---coll.-IL.JPG

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 15:46

... allez vite sur le lien ci-dessous :

 

http://www.france2.fr/jt/13h/

 

et sur la petite barre en bas de l'écran, faites glisser le curseur à 34' 20...

Vous le retrouverez ce feuilleton et, du coup, votre serviteur aussi !

 

Bonne télé...vision !!

 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 19:03

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Annelise Ragno, éloge de l’attente

 

Il fut un temps où le travail vidéo d’Annelise Ragno s’inquiétait de la question du mouvement. Elle s’était alors saisi de différentes situations, volontiers sportives, dont elle captait la dynamique dans toutes sortes de cadrages et de séquences qui n’en livraient jamais pleinement l’activité mais en déclinaient la geste. Quelque chose y était à l’œuvre qui interrogeait le regard en le renvoyant à la problématique de l’énigme et du fragment dans des pièces en boucle expressément brèves. Ce faisant, il y allait de la volonté de quêter après une forme d’essentialité.

Ses récents travaux partagent une autre préoccupation, celle de rendre compte de l’idée de l’attente. Du moins sont-ils fondés sur un rapport au temps qui exclue toute mesure dynamique en mettant l’accent sur les notions de lenteur, d’incertitude, voire de vide ou de mise en abîme. Vidéo, photographie et dessin sont alors autant de procédures qui permettent à l’artiste de traduire chacune de celles-ci en fonction du motif abordé. Ici, la caméra de l’artiste s’attarde en plan fixe sur le goutte-à-goutte d’une stalactite pour mieux mesurer l’interminable durée qui participe à donner forme à tout un monde de géographies improbables. Là, les photographies qu’elle a faites de certaines concrétions invitent le regard à la découverte de paysages d’un temps et d’une nature insondables. Là encore, les gaufrages au nom inversé de Bataille qu’elle a réalisés sur la pierre tombale même de l’écrivain renvoient le regardeur à l’exercice d’un déchiffrement et d’une lecture mémorable. Là enfin, l’homme qu’elle filme sur fond d’un horizon résolument plat et qui paraît dessiner dans l’espace on ne sait quels mystérieux signes plus ou moins chiffrés ne nous dévoile rien d’emblée du sens qu’il faut leur prêter.

Les images d’Annelise Ragno ici rassemblées font toutes en somme l’éloge de l’attente. Si elles ne se livrent pas à première vue, c’est que rien n’est jamais donné à voir dans l’immédiat du regard. Ce n’est pas qu’elles refusent de se dire mais elles exigent de celui qui les découvre qu’il prenne son temps. Qu’il leur donne son temps. La démarche d’Annelise Ragno contribue ainsi à nous rappeler que toute œuvre procède d’un temps réfléchi et qu’elle s’informe dans l’étendue de ce temps-là. En amont, au regard de la lente maturation de l’idée que l’artiste a en tête et des possibles conditions de sa réalisation ; en aval, dans la force prospective et durable de la mémoire à faire trace. Dans cet entre-deux, l’attente de l’œuvre est l’occasion pour le regard de se laisser aller à la découverte de tout un monde d’indices qui fondent l’art de Ragno et qui nous parlent de la vie, de la mort et de l’autre, voire nous renvoient à nous-mêmes. 

 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 16:46

"Et la chine s'est éveillée...

Xiao Fan, Wang Guangyi, Zhou Jun,

Wang Keping, Yan Pei Ming, Yang Yongliang, Qiu Zhijie"

 

Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera : publié en 1973, trois ans avant la mort de Mao Dzé Dong, le livre d’Alain Peyrefitte était prémonitoire. Nul ne pouvait cependant imaginer avec quelle rapidité la République Populaire de Chine allait s’ouvrir au monde. Encore moins de quelle manière cela devait s’opérer dans le champ des arts plastiques.

 

 

Intitulée " Et la Chine s’est éveillée… ", l’exposition présentée cet hiver à la Chapelle de la Visitation s’inscrit dans le cadre de l’une des thématiques que nous avons retenues, à savoir " Mélange des cultures / Nomadisme et mondialisme ". Actant la réalité de cet éveil, elle réunira les travaux de quelques artistes chinois, installés en France ou y ayant séjourné, en mettant en exergue ceux du peintre et sculpteur Xiao Fan. Une façon d’inviter les visiteurs à découvrir non seulement une scène artistique promue d’avenir mais les effets d’échanges culturels qu’a entraînés cet éveil de la Chine.

 

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Vue de l'expostion sur les oeuvres de Xiao Fan

 

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