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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 00:25

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Après Thonon-les-Bains, l'exposition "OPALKA. Le vertige de l'infini"

trouve au Mans une nouvelle expression, quelque peu réduite,

mais toujours articulée autour d'oeuvres de l'artiste datées 

pour l'essentiel d'avant 1965. Une exposition unique en son genre. 

  

Brutalement disparu au début du mois d’août, Roman Opalka avait accepté l’invitation de la ville du Mans à conclure l’année de ses 80 ans en reprenant l’exposition « Le vertige de l’infini », organisée cet été à la Chapelle de la Visitation et à la Galerie de l’Etrave de Thonon-les-Bains. Avec tout un lot d’autres manifestations qui se sont tenues à Londres, en Corée du Sud, à Venise, à Vienne, à Milan et à Anvers, elle participait de la sorte à célébrer « l’année Opalka ». Le destin en ayant décidé autrement, Marie-Madeleine Opalka, son épouse, a tenu toutefois à maintenir le programme prévu. Dans ce pays de la Sarthe où il avait choisi de venir s’installer voilà cinq ans, l’exposition du Mans est une façon de lui rendre hommage.

 

Expression majeure d’une histoire de l’art contemporain, la démarche de Roman Opalka relève d’un projet d’œuvre qui égale un projet de vie. Depuis 1965, l’artiste avait fait le choix d’une posture radicale qui consistait à peindre l’ensemble des nombre entiers naturels suivant un protocole qu’il s’était inventé et duquel il n’avait jamais dérogé, sauf à infléchir l’une de ses modalités : toujours le même format de toile, la même qualité de peinture, le même type de pinceau ; toujours s’enregistrer énonçant en polonais – sa langue maternelle – le nombre qu’il est en train de peindre ; toujours se prendre en photo à la fin de chaque séance de travail. Enfin, si Opalka avait peint le premier tableau en blanc sur fond noir, puis quelques autres sur d’autres fonds colorés, à partir de 1972, il avait décidé d’ajouter d’une toile à l’autre 1% de blanc au fond gris de sa toile, le conduisant à travailler de plus en plus blanc sur blanc, dans l’éclat le plus sublime de la peinture.

 

Reprenant le dispositif mis en place à Thonon-les-Bains, l’exposition du Mans, répartie entre la Collégiale et deux salles du Musée de Tessé, rassemblera une peinture, une série d’autoportraits photographiques et une bande son, auxquels s’ajouteront une série d’estampes réalisées par l’artiste entre 1968 et 1970 et trois ensembles d’œuvres, tant dessinées que peintes, datées entre 1949 et 1964, pour la plupart jamais vues en France.

 

 

 

 

 

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