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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 09:53

 

 

Thonon---Invitation-Expo-Reel-1.jpg                    Thonon---Invitation-Expo-Reel-2.jpg

 

 

Où donc est passé le réel ?

Florent Belda, Valérie Belin, Damien Cabanes,

Philippe Cognée, Nathalie Dubois Dauphin/ Stéphane Vigny,

Esther Ferrer, Didier Hébert-Guillon, Christian Lhopital,

Loriot-Mélia, Marguerite Peltzer, Philippe Ramette,

Lionel Sabatté, Ji-Yeon Sung.

 

Pour la saison 2014-2015, la programmation de la Chapelle de la Visitation s’appuie sur une problématique transversale autour de la « Question de modèle ». Première des quatre expositions qui la composent, « Où donc est passé le réel ? » trouve son origine face à l’interrogation que suscite une sculpture aux allures de griffon, mi-animal, mi-humain, implantée en ville, et qui interpelle le regard sur la réalité d’une telle figure et de son modèle. A l’appui de cette expérience, l’idée est de proposer un rassemblement d’œuvres visant à mettre en exergue comment nombre d’artistes s’interrogent à propos du réel en nous offrant à voir des images troublantes, bizarres, voire incongrues, qui remettent en question notre perception de la réalité.

Il en est ainsi des images irrationnelles de Philippe Ramette, des sosies troublants de Valérie Belin, des figures diaboliques de Christian Lhopital et de celles énigmatiques de Ji-Yeon Sung. Les vrais-faux loups de Lionel Sabatté, le combat d’acariens de Florent Belda, la barrière anti-émeute ouvragée de Stéphane Vigny, les grimaces d’expression d’Esther Ferrer sont autant de propositions qui procèdent d’un détournement du réel remettant puissamment en cause nos habitudes perceptives. Quant aux portraits ou autoportraits de Philippe Cognée et de Damien Cabanes, ils assignent leurs modèles à l’ordre d’une vision décalée qui n’en est pas moins révélatrice de leur personnalité. Si c’est au merveilleux que fait appel l’inventive installation-projection de Loriot et Mélia, laquelle du chaos fait butiner une abeille, les œuvres minimales de Didier Hébert-Guillon ne s’en privent pas moins, notamment dans cette façon de renvoyer le regardeur d’un cartel à sa propre image.       

En fait, les œuvres présentées à la Chapelle de la Visitation le sont pour ce que le réel s’y trouve tour à tour et tout en même temps décalé, déformé, substitué, fantasmé, transcendé, etc. Bref, tout un monde de figures possiblement réelles mais plus ou moins étranges, issues tant d’expériences vécues ou rêvées que de visions éprouvées ou imaginaires.

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